yao! en mer

carnet des

voyages de YAO

Les Navigations

Du Port de CRAN à La ROCHELLE

De la navigation sur La Vilaine nous ne garderons que l'image rassurante de ROMEO avec son célèbre cap'taine FIFI, Valérie et Julien qui nous accompagnerons jusqu'à l'écluse d'Arzal.
Sur YAO l'équipage est doublé car Gaetan, Emilie et Mickael nous accompagnent pour nous aider à mettre un peu d'ordre sur le pont surencombré .
C'est toujours avec humour que nous passons sous le pont du Morbihan à La Roche Bernard, car le novice à la barre( cette fois Mickael) a chaque fois un instant de panique : Allons nous passer ?.
Sur le vieux pont Maryse et Lionel mais le pont est si haut que nous ne pouvons que les apercevoir sans pouvoir les reconnaitre, bien heureuse ère des portables qui nous permet d'apprécier leur présence.
Enfin à l'écluse nous déposons nos équipiers de rivières et saluons Michel et "Jo le gaulois", Joelle et Claude, Maryse et Lionel (de plus prés), Fifi, Valerie et julien.
Au revoir à vous tous Lili, Micka et Gaetan et pour votre aide immense MERCI .

Cette première "nav" se fera au moteur et génois, la nuit le quart est partagé entre les garçons qui me seconderons, nous laisserons notre capitaine récupérer.
Pour Bastien c'est une première et voir la lune disparaitre rouge sang, le plancton scintiller était encore plus beau que le coucher du soleil.
Pour Lucas la fatigue du milieu de nuit ne l'empèche pas de faire son tour d'horizon avec une régularité de métronome.
Nous passerons sur le plateau des Boeufs sans encombre en ligne direct sur l'île de RE; Saint Martin en RE où nous arriverons vers 14h vendredi 4 juillet 2014.

Le mouillage agréable devient rouleur vers 20h de sorte que notre sortie à terre aprés une sieste réparatrice est compromise et le repas vite envoyé: chips, salade et pain !
Une nuit dans un shaker certe, mais reposante pour tous.
Au matin le calme est revenu et nous mettons le cap sur La Rochelle. Il pleut.
Au ponton d'accueil nous prenons nos marques, plein d'eau, éléctricité, internet (enfin ce qu'ici on appel pompeusement une connection, debit 0,3 à 1 bits pour 1 euro /jour ).

De LA ROCHELLE à l'ESPAGNE

Pour commencer nous sommes parti au moteur observer les feux d'artifices sur la côte lundi 14 juillet 2014, puis toujours au moteur appuyé par la grand voile, vent : 2 noeuds autant dire une misère...
Ce n'est que mardi matin que nous avons pu établir le spi , notre spi tout neuf que nous attendions rouge et noir et qui nous est apparu rouge et blanc... Différent de notre commande mais délicieusement efficace au grand largue. Cette sensation de mouvement souple douce et silencieuse après des heures de moteur un pur bonheur!
Le mercredi nous rencontrons nos premiers dauphins et toujours le même emerveillement de l'équipage chiens compris.
D'ailleurs petite parenthèse sur les chiens qui se sont très bien adaptés à cette vie mouvante, ils nous préviennent bien avant que nous ne les voyons de la présence des dauphins mais et c'est nouveau, dû à notre Icar, de la présence de bouées qu'elles soient "balises" ou "casiers" par des aboiement féroces qui s'ils ne semblent pas impressionner les objets flottants nous sortent de notre lecture à coup sûr.
Jeudi c'est la tempête ou du moins une force 6 avec vagues hautes et déferlantes, trois ris dans la voile et notre trinquette.
Pour l'équipage une journée fatiguante à surveiller les rafales de vent qui parfois montent à 33 noeuds.
Le samedi après un vendredi un peu plus calme, le vent est totalement absent et donc moteur..; Le capitaine prend la sage décision de nous faire apprécier les délices de la Galice et nous mouille devant Muxia dans la Ria de Camariñas.
Une journée de marche sur la "pounta Barca" et nous voila repartis pour passer le Cap Finisterre, mais toujours pas assez de vent et une forte houle nous fait poser l'ancre juste derrière le cap à Fisterra.
Quelques courses et profitant d'une annonce de vent nous revoila en mer pour une navigation qui nous mènera jusqu'à la ria de Pontevedra, nous gagnerons le port de Combarro au fond de la baie ou nous passerons deux jours cuturels dans un très joli vilage.
Des dauphins et de nombreuses bouées de casiers auront animé nos journées et nos nuits, des changements de voiles et des essais pour une meilleur capture du vent occuperont l'équipage qui peu à peu c'est mis à lire, à l'exception du capitaine qui lui continu d'installer organiser ranger les affaires du bord : nous avons depuis le golfe de Gascogne un dessalinisateur qui nous donne une eau délicieuse bien loin du goût douteux de notre tout premier voyage.
Des lessives sont donc permises et des douches ....

Navigations du PORTUGAL

Que dire sinon que nous apprécions à chaque fois la présence de nos compagnons : les dauphins. Dans les eaux portugaises ils sont vraiment nombreux et pas une de nos navigations le long de cette côte ne s'est faite sans leur présence. Nous sommes toujours émerveillés et pour vous les amis "mordus" de ce magnifique animal voici une petite video et un clin d'oeil à notre cher toubib...
Nous ne mettrons le moteur qu'à l'entrée des ports et naviguerons le plus souvent sous spi grâce aux alizés portugais. Pour ce qui est des côtes nous avons fait l'experience du brouillard si dense que l'on comprend bien l'expression : "à couper au couteau". Si vous pensez à celui de notre chère Vilaine, vous étes juste en dessous de la vérité . Le brouillard au Portugal peut durer toute une journée voir même la nuit, un coté"Londres" qui s"accompagne du mugissement incessant de la sirène de brume à Leixos, de la corne à Cascaix. Heureusement que nous avons un radar et un capitaine qui sait le lire car avancer vers l'entrée d'un port signalé que par ces appels déchirants n'est pas trop rassurant...
Nous irons donc de la Ria De Pontevedra en Espagne à Leixos port situé un peu au nord de Porto puis de ce port à Nazaré puis de là nous ferons une courte pose ludique dans les eaux de l'ile Berlonga, avant de rejoindre Cascaix et de là visiter Lisbonne puis un mouillage très sauvage sous la falaise du "cabo Espichel" à l'ouest de Sesimbra puis Siné(navigation courte faute de vent)enfin le "Cabo Sao Vincent" avec une pose à Sagres avant de quitter le Portugal et de retrouver l'Espagne .

Navigations sud de l'Espagne

Une petite "nav" dans l'embouchure de la Mediterrannée de Sagres à Sanlucar de Barrameda avant de remonter le Guadalquivir presque jusq'à Séville. Une remontée de 55 M a pratiquer en tenant compte des marées qui se font sentir en force de courant et en marnage jusqu'à Séville. Nous ne verrons que des oiseaux (cigognes, hérons, flamands, aigles pêcheurs) et des ruminants (torros, chevaux, sangliers, moutons)très peu de maison, quelques pêcheurs à pieds ou à la ligne parmis les splendeurs de la Réserve de Doñona...
Nous passerons sans encombre la ligne de haute tension (19m) qui coupe le Rio dans la partie menant à Gelves et mouillerons en amont du port .Le port dragué chaque jour reste envasé au 3/4 et s'agrémente heureusement d'un ponton exterieur. Pour ce qui est des tarifs (15e pour un 13m/jour) ils compensent les billets de bus pour Séville.
Nous changerons là d'équipage, adieu Bastien, bonjour Emilie et Mickael.
La navigation suivante nous menera à Cadiz avec un petit crochet au "fort de Sancti Pietri" ou la houle rendra le séjour trop inconfortable pour des matelots encore mal amarinés. Donc retour vers Cadiz et mouillage devant la plage des "puntilla"à Puerto Sherry.

Navigation vers Madère

Nous avions pourtant étudié la météo plusieurs jours avant et décidé de partir avec un bon vent nord nord ouest une nav ideale, surtout que Charlotte doit nous rejoindre à Madère. Estimation du capitaine la veille du départ: moins de 5 jours .Mais au matin l'horreur! la météo completement transformée vent d'ouest a sud ouest 5 à 10noeuds puis plus rien, nous sommes en plein dans un centre anticyclonique la catastrophe !!!
Nous faisons un plein de gazoil et partons à la voile et genois bordés au prés serré avec le moteur pour améliorer le cap. Résultat des courses nous buvons tous notre carburant pour sortir de ce traquenard et nous retrouvons le jour "j" a 10 milles du port de Funchal sans vent sans gazoline et admirons le coeur lourd le sillage de l'avion transportant notre invitée, impuissant, balloté par la houle entre Porto Santos et Grande Madère.
Nous sommes biensure rejoint par un groupe de dauphins et apercevons de loin (trop pour des photos) le souffle de notre premier cachalot, il contournera Yao à bonne distance nous laissant profiter du panache de ses souffles .
Notre arrivée se fera le lendemain aprés plusieurs bords pour entrer dans le port de Funchal à la voile au prés ,nous jettons l'ancre entre les catamarans de tourisme et descendons notre annexe et le moteur de 9ch pour pouvoir nous diriger et se positionner dans l'avant port .
ouf ! Madère nous voila !

Navigation vers et dans les iles CANARIES

Une navigation sans trop de complication surtout que nous nous arrêterons aux iles Salvagemes pour une visite de la reserve de pouffins et de petrel à tête noire.
L'arrivée aux Canaries se fera cette fois sur l'ile d'Alegrenza .Un paysage sobre, une baie calme mais la houle empêche le débarquement ou du moins le rend compliqué.
Nous continuons par l'ile Graciosa ou nous retrouvons "Sephina"
Nous continuons sur Lanzarote ou nous mouillerons juste avant Arrecif sous l'usine de Gaz ou nous rechargerons notre bombone Puis dans le port du fort un mouillage en pleine ville, trés agréable, bien calme; De la nous filerons sur Isla de LOBOSou nous passerons la nuit dans l'idée de gagner Fuertaventura .Le vent du Sud Ouest levant une houle énorme sous ses rafales à 20 /25 noeuds nous oblige à changer de cap et nous quittons vers midi le 19 octobre isla de lobos (lucas ayant reçu un coucou de ses grands parents, de sa soeur et de sa cousine pour son anniversaire)pour Ténérif . Deux jours de pré parfois accompagné du moteur, une fuite d'eau dû à la vanne du wc, du sel dans un de nos reservoirs d'eau douce( entrée par l'event), une panne moteur dû celle-ci à un dépot de crasse ayant obturé le filtre du moteur et l'évent de la mise à l'air du reservoir .Nous arriverons à trois heures du matin le 21 octobre dans la Marina del Atlantico à Santa Cruz de Tenerif et nous nous retrouvons amaré sur le même catway que nos amis Royal et Colette de "Batyam".

Navigation vers et dans les Iles du CAP VERT

Enfin une navigation agréable sur le plan météo. Le vent prévu est là et en bonnes forces , la houle aussi mais on le savait, le capitaine ne souffre plus grace aux bons soins de son ami Damian Nous avançons merveilleusement surfant parfois sur les vagues.Pas de problème technique, une seule mauvaise surprise lorsque le tangon du spi c'est plié en deux sous une rafale alors que nous glissions sur l'eau poussé par des vent de 17 /18 noeuds. Nous passons alors en voiles ciseaux ce qui n'est pas trés simple à surveiller mais notre bateau est bien équilibré et le pilote gère trés bien la situation.
Enfin une navigation parfaite si...notre ado ne nous avait pas mis en Rogne par son comportement de plus en plus irresponsable et je m'en foutiste. Presque dés le départ le capitaine resistant à l'envis de le mettre aux fer, l'a consigné dans sa cabine le dispensant de quart (a la grande satisfaction de notre mousse qui ne veut plus naviguer); Malgrés des quarts à deux nous arriverons à Mindelo sans autre soucis .
Il va sans dire qu'une reflection des plus difficiles pour moi sa mère est en cours pour définir l'avenir à court terme de notre Lucas.
Peu de temps avant l'arrivée mais déjà dans les eaux Cap Verdiennes nous avons l'immense bonheur de pêcher notre PREMIER poisson , une trés belle coryphene

Navigation Transatlantique

Pour nous c'est du déjà vu mais pour notre équipier "GABY" et pour notre chien Icar c'est une Première. La première fois qu'ils vont etre plus d'une semaine sans toucher, que dis-je sans voir ni sentir, la terre...
Comme souvent cette navigation sera excellente, du vent, du beau temps, un peu de calme, le fameux pot au noir, pour la baignade, quelques animaux aquatiques : une troupe d'Orques à la gorge blanche et l'aileron en sabre, plusieurs familles de Globicéphales, quelques dauphins, surtout de nuit, quelques poissons volants (peu et petits car nos filets de filières les remettent à l'eau comme des trampolines) .
Beaucoup d'algues vertes qui viennent bloquer l'hydrogenerateur, mais aucun poisson au bout de nos lignes ...Quelques gros navires au loin pour rompre la monotonie de l'horizon.
Nous organisons une petite fête avec "Neptune et Arielle" pour le baptême de nos Novices et un repas amélioré au Champagne(Merci à Christian B mon cher beau frère)ainsi qu'une montée des couleurs Brésilienne en musique car entre la guitare, la trompette, le pandero, et l'accordeon nous n'aurons pas besoin de radio à bord
Voila en peu de mots et quelques photos et videos une bonne "Transat" .

Navigation vers l'URUGUAY

Navigation difficile pour nous comme pour YAO , le vent debout en permanence, des bords "carrés" , et du vent fort, pas la force d'un "sudeste" mais un bon 21 noeuds plus rafales qui agresse nos nerfs et le materiel : le pilote principal qui nous lache, Le spi mis le seul jour de vent arriere déchiré, la piéce de mât de la nouvelle voile d'avant qui glisse puis qui ronge la drisse et la casse, Sans compter les paquets d'eau qui s'écrasent sur le pont innondant la cabine avant (heureusement que ni LULU ni GABY ne dorment la) et les placards lateraux du carré, sans compter non plus cette fichue pompe de "chiotte" qui recommence à fuir, ni celle de la douche qui innonde les fonds lorsqu'on gît sur babord, des tracas rien que des tracas.
Il nous faut pourtant arriver à descendre aussi ferons nous des pauses pour réparer, améliorer et nous reposer en visitant le sud du Brésil ,voila ,NA !
Il y aura Garipari (spi seché, emballé, rangé à l'interieur, ponçage et jointage de tous les daviers et hublot avant, pièce de mât refixée, pilote réparé ),Rio (etangéité et anti retour sur le systême de la douche, et revérification de la pompe des chiottes) et Ila Grandé (nettoyage de la coque et repos des guerriers)
Nous arriverons ainsi cahin cahan à Punta del Este le 9 juin 2015 aprés avoir vue non pas des baleines (notre grand regret) mais des phoques, un couple de tortues, des pingouins et plusieurs plateformes pétrolières fixes et mobiles .